2010
« A toi, pour toujours, ta Marie-lou » de Michel Tremblay
Mise en scène : Isy Chautemps
Avec Agathe Allain, Cécile Deodato, Tatiana Deodato, Evelyne Macera, Perrine Pautré, Nathalie Reinhardt, Thierry Charpiot, Christophe Dupont, Alban Raysse et Quentin Marteau.
Représentations les 15, 16, 17 et 18 avril 2010 au Star Theatre (2ème périph SUD-EST - Station Xuanwumen sur les lignes 2 et 4 )
Nous sommes dans le théâtre de la mémoire. Dix ans après la disparition de leurs parents — Léopold et Marie Lou — Carmen, chanteuse western, rend visite à sa soeur Manon, recluse dans la maison familiale. Des profondeurs glauques du souvenir, Léopold et Marie Lou émergent, chargés de douleur et de cruauté, crachant des mots pétris de rancoeur et de haine, se déchirant l’un l’autre jusqu’à ce que la mort apparaisse comme seule solution à leur malheur de vivre. De là se construit le présent des deux sœurs. Le “chassé-croisé de dialogues, qui ont lieu à dix ans d’intervalle, dénote une maîtrise parfaite de l’écriture et constitue indéniablement l’un des plus saisissants tableaux de l’impasse dans laquelle l’ignorance et l’aliénation peuvent entraîner des êtres” (sic). L’oeuvre de Tremblay explore le monde de la marginalité : qu’elle soit sexuelle, raciale, culturelle, l’oppression conditionne l’individu, le place en état de survie, le prive d’une existence pleine, l’aliène, et le prive de la reconnaissance. Les personnages sont le plus souvent en rupture, volontaire ou non, des conventions sociales, et doivent mener un combat pour être reconnus, au-delà de leur spécificité. Cette pièce a valeur de symbole. Devant une société en constant changement, deux attitudes prévalent généralement : se fermer, s’isoler, refuser d’évoluer ou encore plonger, au risque de perdre son identité, mais en courant également la chance de la voir survivre, transmutée, mais bien vivante. C’est une loi universelle, qui veut que deux individus, en l’occurrence deux soeurs, ayant vécu le même passé y réagissent de façon diamétralement opposée.
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2009
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« L’Atelier » de Jean-Claude Grumberg
Mise en scène : Isy Chautemps
Avec Agathe Allain, Cécile Deodato, Tatiana Deodato, Evelyne Macera, Perrine Pautré, Nathalie Reinhardt, Thierry Charpiot, Christophe Dupont, Alban Raysse et Quentin Marteau.
Représentations les 14, 15, 16 et 17 mai 2009 au Nine Theatre (Chaoyang Cultural Center)
Le Paris de l’après-guerre travaille et apprend à vivre avec l’Histoire qui a semé ses malheurs. Mais plus que tout il travaille. Des femmes, quelques hommes aussi, mais des femmes avant tout. C’est un atelier de confection. Elles sont ouvrières, petites mains. Quand les mains sont occupées, les langues peuvent aller leur train. On parle, de tout, de rien, de ce qui fait son quotidien : le bal, les enfants, le mari. Ce pourrait être aujourd’hui, sauf que c’est hier, au lendemain de la guerre, et que le mari, le père, n’est pas revenu. Il était juif, il a été déporté. Grumberg donne la parole à toutes ces femmes du peuple. Elles, elles savent la vie, ce sont des courageuses et à qui rien ne fait peur. Alors on peut rire de tout. Chez elles, l’humour sert de paravent aux rudesses de la vie, le patron, le sexe, Pétain. On préfère rire que pleurer, et on aime chanter.
On rit et on chante, ça éclaire cet atelier où on s’abîme les yeux. « Chante-nous quelque chose ça te changera les idées » « Tu veux que je te dise comment elle était celle du bossu ?… toute tordue, toute fripée, fallait la toucher pour qu’elle se mette droite. » Le rire et le chant comme moyen d’alléger un peu les illusions déçues, « … c’est normal à son âge de vouloir sortir, quand on est marié on peut encore moins… », les privations « les boucheries vont être fermées trois jours par semaine… », les insatisfactions « Vous voyez, je ne me plains pas mais, j’aimerais pas qu’elles se retrouvent comme moi toute la sainte journée à tirer l’aiguille, je m’excuse, je le dis comme je le pense, mais c’est une vie pas bien intéressante… Un seul moyen pour échapper « … ça pleure ou ça rit ? – On sait plus trop Monsieur Léon, on sait plus trop. – Un petit panaché quoi »
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2008
« Huit femmes » de Robert Thomas
Mise en scène : collective avec l’aide de Bruno Gensburger et Aurélie Jorgowsky.
Avec Agathe Allain, Cécile Deodato, Tatiana Deodato, ,Stéphanie Fondard, Pauline Lièvre, Evelyne Macera, Perrine Pautré et Caroline Valette.
Représentations les 29, 30 et 31 mai 2008 au Nine Theatre (Chaoyang Cultural Center)
Dans une demeure bourgeoise, perdue en pleine campagne, une famille se réunit à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais Noël ne sera pas célèbre cette année. Marcel, le patriarche a été assassiné dans la nuit. Autour de lui, 8 femmes... Chacune cache un lourd secret. Toutes ont un mobile. L’une d’entre elle est coupable, mais laquelle?
Ecrit pour le Théâtre de Marigny dans les années soixante, puis adapté au cinéma par François Ozon, cette histoire plusieurs fois césarisée est une pièce majeure du théâtre français. Dans cette comédie policière à huis clos et en trois actes, les masques tombent...
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« Les Diablogues » de Roland Dubillard
Mise en scène : Blanche Thomas
Avec Karine Ardisson, Nathalie Duvallon, François Gaillard, Virgile Mangiavillano, Alexandre Phi, et Jean-Louis Rocca.
Représentations les 5, 6 et 7 juin 2008 au Nine Theatre (Chaoyang Cultural Center)
Huit sketches des Diabologues se succèdent, seize personnages évoluent dans huit situations qui ont pour fil conducteur le langage dramatique qui crée l'univers fameux de Roland Dubillard : précis, drôle, poétique, il fait surgir, à partir d'une situation quotidienne, un monde drolatique où l'imaginaire impose sa logique, aussi inattendue qu'implacable.
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2007
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« Théâtre sans animaux » de Jean-Michel Ribes
Mise en scène : Ning Chunyan
Avec Cécile Déodato, Nathalie Duvallon, Karine Fretellière, Evelyne Macera, Perrine Pautré, Marie Rédarès, Alice Rouzé, François Gaillard, Bruno Gensburger, Marc Perves et Renaud Perez.
Danseuses : Kate Dufraisse et Rocio Zamora Bougon.
Représentations les 12, 17 et 19 mai 2007. Et le 16 mai en version bilingue franco-chinoise avec la Troupe Ning Chunyan au Nine Theatre (Chaoyang Cultural Center)
Après ses célèbres « brèves de comptoir » Jean-Michel Ribes offre avec Théâtre sans animaux des «brèves de vie» : neuf saynètes qui prennent le quotidien à contre-pied, faisant basculer le monde banal dans lequel nous vivons dans l’absurdité absolue !
Publiée en 2001, la pièce a récolté le Molière de la meilleure pièce comique et Ribes, le Molière du meilleur auteur. Depuis, cette pièce a été jouée partout en France et en Europe.
"Ces courtes fables, portraits, gribouillis, réunis sous le titre Théâtre sans animaux, sont une modeste contribution à l’art du sursaut et un hommage à tous ceux qui luttent contre l’enfermement morose de la mesure." J.-M. Ribes
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2006
« Le dîner de connes » adaptation d'une pièce de Francis Weber
Adaption très libre de la pièce de Francis Weber, écrite et mise en scène par le Théâtre des Lanternes.
Avec Emilie Annarella, Pascale Jarsale, Valérye Lacroix-Tam, Alice Rouzé, Laurence Petit, Cécile Deodato. Karine Fretelière, Evelyne Macera, Perrine Pautré, Thierry De Dobbeleer, Matthieu Masquelier, Patrick Miller, Jean-Jacques Morris et Christophe Vivier.
Représentations les 19 et 20 mai 2006 au Cherry Lane
Chaque mercredi, Dominique Brochant, célèbre éditrice parisienne, organise avec des amies un « dîner de connes ». C’est ainsi que Josyane Pignon, Jeanne Delarc et Petula Bonnichon sont invitées ce mercredi. Mais rien ne va se dérouler comme prévu, l'incontestable sottise de Josy ayant des conséquences de plus en plus désastreuses au fil de la soirée.
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